Programme de politique générale 2018-2024 : une commune au cœur des défis !

Commune de Bouillon et les villages

Les élections communales du 14 octobre 2018 ont été claires et l’électeur a exprimé un choix limpide donnant à un groupe la majorité absolue avec 11 sièges sur 17. Cette majorité forte, stable et très large doit permettre à la commune d’affronter son avenir avec une vision claire afin de relever les défis qui l’attendent. Cette majorité ENSEMBLE rassemble des élus de presque tous les partis traditionnels (MR-cdH et PS) mais également des élus non apparentés, traduisant ainsi la nouvelle vision de l’électeur c’est-à-dire un dépassement, au niveau local, de la vision particratique habituelle. Sans vouloir changer ce qui fonctionne, ENSEMBLE a l’ambition de procéder à de nombreux changements et à lancer de nombreux projets fédérateurs afin de redonner une dynamique positive à l’ensemble des domaines qu’une commune se doit de couvrir. Notre ambition est également crédible car basée sur la confiance mutuelle entre les 11 personnes de la majorité. L’esprit de groupe prime sur la notion d’un pilote unique. Chacun des élus s’est vu attribué des matières à gérer avec la majorité.  Cela permettra évidemment une mobilisation quasiment générale pour les projets de demain.

Conformément au prescrit du code de la démocratie locale, le conseil communal doit arrêter sur proposition de la majorité et en début de mandature, une note de politique générale qui a pour but de présenter, de décrire brièvement et en termes généraux ses actions pour les six ans à venir.

Cette déclaration n’est pas le fruit d’un marchandage réalisé au cours d’une négociation d’un soir mais bien d’un programme électoral qui a été présenté aux électeurs avant le 14 octobre 2018. L’électeur a pu l’examiner en toute connaissance de cause et a pu, ensuite, poser un choix. C’est, certaine de ce choix clair, que la majorité a tracé les grandes lignes directrices de l’action future. Il s’agit d’une base de feuille route précise mais qui n’est pas exhaustive. Bien d’autres idées vont naitre au cours de ses six années de vie politique. Bien d’autres idées seront mises en chantier en cours de mandature ou devront être réactualisées. En effet, la politique communale n’est jamais figée. Elle se construit jour après jour, au gré des circonstances qui se présentent, des opportunités qui surgissent ou des idées qui éclosent partout, en ce compris des bancs de la minorité.  Une attention particulière sera apportée au dialogue avec les conseillers de la minorité dont les remarques et suggestions, dans notre assemblée, seront toujours prises en compte, pour autant qu’elles soient respectueuses des personnes, de la volonté de progresser, relevant de l’intérêt général et qu’elles cadrent avec les balises budgétaires strictes que nous nous sommes fixées. Rêver n’est pas interdit pour autant que ces rêves puissent devenir réalités. Nous nous devons de faire de la « real politic » (la politique sensée). Que l’on comprenne et applique enfin cette réalité qui veut que la solution à nos maux ne passe pas par la damnation de l’autre.

Une commune ne peut se lancer dans des politiques sans prendre en compte la réalité qui l’entoure, le contexte sociétal et économique. La conjoncture économique et sociale n’incite pas à l’optimisme. La pauvreté et la précarité sont de plus en plus présentes et les citoyens dénoncent ces injustices. Les pouvoirs publics eux-mêmes voient et verront leurs ressources diminuer. Nous devrons faire mieux avec moins. Oui avec moins, ce qui implique immédiatement un message fort : nous n’avons aucunement l’intention d’augmenter la fiscalité qui pèse sur nos concitoyens. Nous avons même l’intention de l’alléger pour autant que budgétairement cela soit supportable à long terme, que cela n’empiète en rien la relance de la commune et que chaque citoyen soit pris en considération de façon juste et équitable.

La politique ne peut se concevoir sans les acteurs de la vie communale, les acteurs de terrain, sans le citoyen.  Cela passe par un effort de communication, par une écoute des besoins et désirs exprimés par nos concitoyens. Mais cela ne suffit plus, nous nous devons d’aller encore plus loin par l’implication du citoyen dans la gestion de la chose publique : nous devons développer la participation citoyenne en multipliant les lieux de dialogue dotés d’un pouvoir réel, avec des budgets propres (budgets participatifs).

Ce n’est qu’avec une dynamique nouvelle, avec la participation responsable des élus loin de tout règlement de compte personnel, avec l’enthousiasme retrouvé des acteurs locaux que nous pourrons casser l’image d’une commune terne, triste, grise, en retard par rapport à ses voisines. Notre commune possède tellement de potentialités que nous nous devons de réussir.

Comme déjà dit, nous devons tenir compte de notre environnement et notamment de nos voisins : les communes belges luxembourgeoises mais aussi namuroises et également les municipalités françaises. Des partenariats constructifs, équilibrés doivent être lancés et concrétisés dans tous les domaines possibles (économique, touristique, environnemental, social, culturel, …). Nous ne ferons rien de grand si nous raisonnons à petite échelle, si nous nous replions sur nous-même. Nous devons ouvrir les horizons et nos esprits.

Entretenir de bonnes relations avec nos communes et municipalités voisines n’est que le premier stade d’un redéploiement positif, il faut relancer les partenariats privilégiés avec la Province de Luxembourg, acteur essentiel pour un territoire rural comme le nôtre, participer de façon plus active aux projets et innovations lancés par la Région Wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et par l’État Fédéral. Notre commune doit être au centre de toutes ces interactions afin de saisir toutes les opportunités.

Ce programme de politique générale est décliné en 3 défis interconnectés et qui devront être appréhendés à partir de nos forces : notre patrimoine matériel, notre patrimoine immatériel et notre patrimoine naturel. Comme vous vous en doutez toute notre politique sera également basée sur la transversalité, le décloisonnement et les synergies. La mobilisation doit être générale. En filagramme de tous ces défis, vous retrouverez la symbiose de nos slogans : « oser réenchanter ! ».

 

 

1.       Le défi citoyen.

 

Nous, les élus, avons des devoirs et un des premiers est de cesser de nier aux citoyens leur rôle actif dans notre démocratie et commune. Cela passe par la reconnaissance de leurs ressentis : celui d’être traité de façon inégale, celui de ne pas être écouté et encore moins entendu, celui même d’être nié totalement. Nous ne devons pas donner corps aux impossibles mais nous ne pouvons pas non plus à l’opposé prétendre que la politique est impuissante et ne peut changer le cours des choses ! C’est en partant de ce fondement que nous pourrons tenter de répondre au défi citoyen.

Pour relever ce défi, nous comptons mener des politiques dans les domaines suivants :

 

1.1. Une politique remettant le citoyen au centre de l’action

 

Afin de remettre le citoyen au centre de nos actions communales, il convient avant tout de l’écouter. Pour mieux y parvenir, il est indispensable de désigner un responsable politique en charge de cette relation directe avec le citoyen. Nous avons pensé qu’il était préférable que ce rôle ne vienne pas s’ajouter à l’existant (les contacts déjà existants avec le monde politique) mais qu’il soit dégagé des contraintes du pouvoir exécutif, permettant ainsi d’avoir recul et indépendance. Nous proposons donc que ce soit le président du conseil communal (poste à créer dans la volonté d’une meilleure gouvernance) qui soit en charge de cette compétence.

 

Le citoyen doit aussi être écouté par l’administration communale. Cette porte d’entrée de l’information doit être repensée. Il est donc envisagé de lancer une réflexion sur une communication optimalisée entre les services et les citoyens et de créer un accueil interface entre le citoyen et l’administration. Cette modernisation des outils de communication doit s’accompagner d’une démarche de commune SMARTCITY ainsi que de l’acquisition de logiciels métiers mais aussi d’informations partagées avec les citoyens.

 

Il conviendra aussi de créer des lieux de rencontres, de réactiver les lieux existants (CLDU, CLDR, Conseil de l’accueil extra-scolaire, …) et de continuer à soutenir les lieux qui fonctionnent bien (Conseil consultatif des ainés, réunions des clubs sportifs, …).

Une action phare sera la création :

·         D’une « Commission Consultative communale d'Aménagement du Territoire et Mobilité ». Dans le souci d'une plus large participation de la population à la gestion de leur cadre de vie, le CWATUPE prévoit la possibilité pour les autorités communales de créer cette C.C.A.T.M. qui, bien qu’organe consultatif, doit être obligatoirement consultée par les autorités locales pour certaines matières.  La commission peut aussi, d'initiative, rendre des avis aux autorités communales sur l'évolution des idées et des principes dans ces matières et sur les enjeux et les objectifs du développement territorial local.

 

·         D’une régie communale autonome pour l'exploitation d'infrastructures affectées à des activités sportives dans un premier temps.

 

L’animation de la commune est à la fois facteur du lien social et de l’écoute citoyenne. La politique d’animations doit être un enjeu majeur dans les années à venir. Le programme d’animations, tant à Bouillon que dans les différents villages de l’entité doit être amplifié et cette amplification doit être menée en concertation avec les citoyens et les acteurs de terrain. Nous serons à l’écoute de toutes les suggestions et propositions des différents comités et associations.

 

Toujours dans un souci de proximité avec les citoyens et d’écoute, le Collège s’engage à organiser des rencontres décentralisées.

 

 

1.2. Une politique de cohésion sociale, de la famille et du bien-être encore plus concertée et dynamique

 

Personne ne doit rester au bord du chemin. La cohésion sociale est essentielle et nous concerne toutes et tous. Cette notion sera au cœur de nos actions dans cette politique importante qu’est la politique en matière sociale et qui ne peut s’envisager sans un partenariat fort avec le CPAS. La synergie commune-CPAS, permettant ainsi de multiplier l’efficacité des deux administrations sera une des clés de la concrétisation d’actions dans ce domaine.

 

La politique de l’aide sociale, prise en charge par le CPAS, doit être résolument orientée vers la formation des sans-emplois mais surtout vers la remise au travail de façon durable par le recours aux articles 61.  

Le CPAS doit également remplir sa fonction d’accueil, d’écoute et d’information auprès des personnes les plus défavorisées. Une réflexion pourrait être menée afin d’optimaliser plus encore, si c’est possible, ce rôle essentiel du CPAS.

 

Toute action qui se veut efficace se doit aussi de s’inspirer des réalisations sur le terrain et donc des acteurs sociaux présents sur le territoire communal. Nous continuerons à apporter notre soutien aux associations œuvrant auprès des personnes défavorisées (Croix-Rouge, la Source, ...). Une réflexion avec ces acteurs devrait être menée afin d’envisager la création d’un endroit unique de services d’aide aux plus démunis : distribution d’aides alimentaires, épicerie sociale, buanderie sociale, etc.

 

Le logement digne et adapté est un des droits fondamentaux les plus importants. Il convient de tout mettre en œuvre afin de permettre à toutes et tous d’accéder à ce droit. C’est avec les acteurs du logement social (HBM et l’agence immobilière sociale) que nous devons réfléchir et entamer des actions pour des rénovation systématiques des logements sociaux sur notre commune afin de les rendre plus modernes, moins consommateurs d’énergie, avec plus de confort et d’espace. Une attention particulière doit être portée à des logements plus spécifiques tels que d’urgence, mais cette réflexion doit être menée en gardant à l’esprit la notion de circuit afin d’éviter de se retrouver avec des logements inadaptés en fonction du locataire. Il faut débuter par un état des lieux de la règlementation en la matière et le faire connaitre aux citoyens, mieux informer la population sur les primes existantes (rénovations et autres). Notre conseillère en logement dont lexpérience est grande doit être mieux mise en évidence afin doptimaliser ses actions. Lintergénérationnel dans les logements doit être exploré (maisons Kangourou). Nous devons, également, inciter à l’occupation optimale du bâti existant cela se traduira immanquablement par des actions :

     Pour faire émerger des projets innovants qui favorisent la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle dans l’utilisation des grandes maisons : « habitats groupés », etc.,

       Pour stimuler la création de logements de qualité aux étages des commerces, en privilégiant les entrées séparatives,

      Pour lutter contre les immeubles inoccupés ou les vendeurs de sommeil (inspection intensifiée des logements insalubres et insécurisés, augmentation des possibilités de relogement des personnes expulsées, etc.). 

Une concertation pointue et régulière doit être menée avec les propriétaires privés qui sont, eux aussi des acteurs de terrain clés et qui doivent avoir des garanties quant au respect de leurs biens et propriétés par les locataires.

 

 Un des enjeux majeurs de nos sociétés occidentales est le vieillissement de la population. Ce vieillissement va révolutionner notre façon de vivre. Il convient donc de répondre à ce vieillissement par des réponses adéquates et des anticipations réfléchies tant en termes de services, que de logements, d’infrastructures et de travaux. Nous devons mener des actions afin de lutter contre l’isolement et ainsi permettre à nos ainés de rester actifs au sein de notre communauté. Ces actions pourraient prendre la forme d’ateliers (cuisine, dessin, informatique afin de lutter contre la fracture numérique, …), d’un soutien plus précis aux initiatives du Conseil Consultatif des Aînés (CCCA). La commune pourrait jouer un relai auprès des autres niveaux de pouvoirs afin de disposer de plus de choix et de moyens, elle pourrait également inciter d’autres organismes à venir à la rencontre des personnes âgées de notre commune. La commune dispose d’un véhicule de transport qui pourrait être utilisé afin de véhiculer nos aînés ou personnes fragilisées vers les lieux d’activités et de loisirs (théâtre, spectacles, bibliothèque, etc.). Il conviendra aussi de concrétiser le parcours fitness à destination des aînés afin de leur permettre de pratiquer une activité sportive régulière. Le volontariat des aînés est une réelle richesse qu’il convient de mieux utiliser, par exemple dans les milieux d’accueil de l’enfance et les écoles de devoirs, en valorisant leur patrimoine intellectuel, social et culturel. Nous devrions envisager, avec cette Commission Communale des Ainés, la création d’une « plateforme du volontariat ».

 

Une cohésion sociale solide ne peut s’envisager sans que des lieux la permettant, tant dans nos villages qu’à Bouillon, ne soient choisis. Une attention particulière devra être apportée aux salles de villages et au projet du Casino, celui-ci pouvant devenir une « Maison citoyenne ou des associations ».  

 

Le secteur associatif local est un des poumons du bien vivre ensemble, contact sera pris avec les asbl de ce secteur afin de mieux cibler les besoins et les aides que nous pourrons lui apporter (aides dans les démarches administratives, aide à la comptabilité, aide à la recherche de subsides ou de primes, etc.).

 

L’accès pour tous aux soins de santé doit être préservé. Pour cela, les autorités politiques doivent être attentives à la réforme du paysage hospitalier en province de Luxembourg. Une réforme ne peut pas être envisagée sans prise en compte de la distance et de la qualité des soins proposés. Les soins ambulatoires, permettant aux personnes malades de rester à leur domicile doivent être encouragés. Le PIT doit rester sur Bouillon. Et une attention particulière doit être apportée à l’attractivité de la médecine générale.

 

L’intégration de la personne en situation de handicap sur notre commune doit enfin faire l’objet d’une démarche structurante. Pour y parvenir, nous devons créer un Conseil Consultatif de la Personne Handicapée qui sera le fer de lance de toute initiative dans ce domaine. Ce conseil devrait se pencher sur l’accessibilité complète à terme de tous les lieux publics aux personnes à mobilité réduite, sur un accueil adéquat de ces personnes fragilisées par nos administrations locales, sur la création de nouveaux logements « semi-autonomes » à destination des jeunes adultes handicapés, sur l’augmentation du nombre de places de stationnement à destination des personnes à mobilité réduite ainsi que leur localisation sur la commune, sur une participation accrue de la personne souffrant de handicap dans l’organisation de manifestations festives, culturelles et sportives.  Il sera demandé aux différentes organisations sur notre territoire communal de réfléchir à l’accessibilité PMR à leurs manifestations et de contacter systématiquement la Province de Luxembourg afin de disposer gratuitement du matériel nécessaire et spécifique. Un espace de jour doit pouvoir s’envisager dans notre commune en collaboration avec le CPAS afin d’élaborer un projet où tout le monde trouvera sa place. L’ambition est d’obtenir un label Handicity, sorte de validation par des « experts », de notre feuille de route en la matière.

 

Pour ce qui est des projets Nord-Sud, nous nous inspirerons des actions de la Province et des autres communes expérimentées dans ce domaine afin d’avoir un effet multiplicateur.

 

La politique de cohésion sociale au sens large doit également se comprendre au niveau de la santé tant d’un point de vue de la prévention que de la promotion. Cela se traduit par la promotion de l’alimentation saine et de l’activité physique pour toutes les tranches de la population. Bien manger peut se conjuguer tant avec les enseignes commerciales locales qu’avec le monde HORECA de la commune pour démontrer que bien manger ne signifie pas « payer plus cher ». Cette politique du bien manger doit également s’entreprendre avec l’aide du CPAS afin de cibler aussi des familles fragilisées. Mais nous nous devons d’avoir une action particulière en matière d’assuétudes et de déployer des actions de terrain avec des professionnels du secteur. A côté de ces actions de fond, la commune se doit d’accompagner les campagnes de sensibilisations plus globales telles que les campagnes de prévention (cancer, santé mentale, maladie cardio-vasculaire, don d’organes …).

 

 

1.3. Une politique de sécurité claire et basée sur les attentes des citoyens mais également des acteurs du terrain

 

Une politique de sécurité globale se doit d’analyser les actions de la filière police, de la filière « pompier » et de la filière « santé » (ambulance, Pit, Vivalia). Mais, nous ne devons pas oublier le rôle important que peut jouer l’éducateur de rue en termes de prévention. Un plan Stratégique de Sécurité et de Prévention doit être mis en place et amélioré. Ce plan est important et aura un rôle clé sur toute réflexion en matière de sécurité au sens général.  

 

La zone de police doit compléter son cadre « agents de quartier » (4 à 5 agents pour la commune) le plus rapidement possible et également proposer dans ce pilier des actions contre les assuétudes, le sentiment d’impunité ou d’insécurité, les incivilités, les détériorations de biens, la problématique de parkings non-respectueux, l’alcoolisme public, les tapages nocturnes, les nuisances sonores, l’abandon de déchets, les nuisances environnementales, les excréments de chiens, …). A côté de ces stratégies relevant de la prévention, nous devons également avoir une politique en matière de répression. Cela passe par la meilleure coordination possible avec la zone de police et une meilleure prise en considération des spécificités de la commune en matière d’insécurité. Notre commune connait de grandes manifestations à certains moments de l’année mais cette politique doit également se faire sentir le reste de l’année et sur la totalité de notre commune, par notamment des opérations coups de poing.

Au niveau du service incendie, nous voyons arriver des restrictions budgétaires avec une explosion des coûts et des contributions. Excentrée, notre commune ne peut se passer d’un SRI performant sur son territoire. Nous devons être attentifs et déterminés à conserver ce poste sur notre commune et à le voir se développer. Le Sud a son centre administratif, le Centre-Est, son centre de formation, le Nord, son centre logistique, nous devons aussi avoir une antenne spécifique. Pourquoi pas les techniques spéciales ?

Le secteur des soins de santé est un secteur crucial pour nos concitoyens. La réforme du paysage hospitalier en province de Luxembourg ne peut se faire sans prendre en considération les demandes des communes ne disposant pas sur leur territoire d’un établissement hospitalier. Nous rappelons tout simplement que ces communes représentent près de 70% de la population luxembourgeoise, que cette réforme doit impérativement tenir compte de ce constat, qu’il n’est pas envisageable que la solidarité se fasse au rabais pour ne tenir compte que des aspects corporatistes ou de sous-localisme. La santé des habitants est trop importante pour faire l’objet d’un consensus de ce genre. Dans cette logique, il ne peut être débattu (ni même entendu) d’un retrait du PIT de la commune de Bouillon.

Des formations de grande qualité doivent être offertes à nos ambulanciers, pompiers ou policiers par l’intermédiaire de l’institution provinciale soit dans les casernes soit à l’Institut Provincial de Formation.

Afin d’améliorer le sentiment de sécurité nous devons procéder à des exercices catastrophes réguliers grandeur nature avec les différents services de secours notamment dans nos écoles mais aussi pour nos grandes attractions. Nous devons également communiquer plus et mieux à propos du système be-alert pour lequel la Commune est adhérente en vue d’avoir une communication numérique plus active.

 

1.4. Une politique culturelle, des sports, de la jeunesse et de l’éducation plus en adéquation avec les réalités rencontrées

L’envie de participer à la construction d’une « société », d’une « commune », se traduit de multiples façons et revêt différentes formes.  

1.4.1. La politique culturelle de l’institution communale a manqué d’ambition ces derniers années. Il convient donc d’y remédier et de s’engager dans des projets porteurs et ambitieux.   

L’action phare culturelle de cette mandature consistera en la participation à des projets touristico-culturels de grande envergure : création du centre de référence de la vie médiévale, création d’un festival de musique médiévale et celtique en collaboration avec le Centre Culture et Loisirs de Bouillon et d’autres acteurs, création de nouvelles manifestations mettant en lumière nos artistes, acteurs ou personnages clés locaux.

La culture n’a pas de frontières et la contenir dans une sphère particulière serait une erreur. Elle doit s’élargir et s’ouvrir. La commune se doit de mettre en évidence son folklore, ses troupes de théâtre amateur, ses artisans et les manifestations qui les mettent en vitrine. La dynamique culturelle doit être globale. La commune doit accompagner les projets à tout niveau.

Notre patrimoine tant matériel, qu’immatériel ou même naturel doit être au centre de nos actions culturelles. Elles doivent rebondir sur nos richesses patrimoniales, les mettre ou les remettre en évidence.

Une culture se doit d’être accessible, il faut veiller à ce que la culture puisse émerger aussi dans nos villages. Une réflexion sera aussi lancée afin d’envisager la création d’un Conseil Consultatif de la Culture qui serait un vrai lieu de rencontres de tous les acteurs culturels du territoire communal et une source de partenariats.

Nous avons la chance d’avoir une institution provinciale très active en matières culturelles au sens large et très proche des communes. Tout en étant créatif quand il le faut, ne réinventons pas la roue, profitons des actions et des moyens de l’institution provinciale pour amplifier nos actions locales notamment pour ce qui de notre patrimoine immatériel (édition de livres, expositions, théâtres, actions littéraires...)

1.4.2. En termes de politique sportive et de loisirs, nous devons aussi avoir de l’ambition.

Nous devons mettre sur pied des journées découvertes sportives avec nos clubs afin de faire mieux connaitre l’offre sportive sur la commune, permettre ainsi aux enfants et aux parents de mieux choisir leur/s pratique/s sportive/s. Ils convient de développer nos stages sportifs.

En plus de la création d’un nouvel hall des sports sur la route de Cordemoy, nous devons poursuivre les petits aménagements sportifs de rues et les aménagements polyvalents (plaines de jeu, skate park, espaces multisports, remettre en état le parcours VITA, permettre des activités extérieures dans des endroits appropriés …) Ce qui devrait relancer la dynamique qui nous manque.

Les forces vives de la commune en matière sportive devraient se réunir plus régulièrement afin de débattre de grandes lignes de développement futur et définir ensemble une stratégie de développement sportif concertée, réaliste et juste.

La pratique sportive se décline de différentes manières, nous devons explorer un maximum de possibilités : mettre en place des activités sportives pour des publics cibles (nouveaux pratiquants, ainés, PMR,..) ; le sport ludique mettant en valeur les courses d’orientation, promenades ou jeux de piste/énigmes… afin de faire découvrir le patrimoine de Bouillon et des villages ; le sport en famille.

 

1.4.3. Un axe important de la future législature sera la politique « jeunesse » au sens large.

 

Cette politique large passe par un enseignement communal de qualité et de pointe (notamment en termes de pédagogie et de nouvelles technologies) dans des infrastructures de qualité permettant une capacité d’accueil suffisante. La sensibilisation des écoles aux différentes questions de la vie, de la commune, de la société doit être encore plus élargie : respect de l’environnement, question climatique, citoyenneté, civisme, alimentation saine, devoir de mémoire, circuits courts, inter culturalité, sports, liens avec les ainés, mouvements patriotiques, etc.). Les nouvelles méthodes d’apprentissage ne doivent pas être balayées d’un revers de la main par ...habitude. L’éveil à l’art, à la culture dès le plus jeune âge est essentiel ; des projets devraient être encouragés. Nos écoles doivent être attentives aux appels à projets des autres pouvoirs publics.

La commune doit être attentive à la gratuité de lenseignement. Il convient donc de lancer une réflexion sur le coût scolaire dans nos écoles.

La commune doit établir un dialogue régulier avec les écoles secondaires installées sur son territoire et être leur écoute. Des rencontres devraient être officialisées avec les directions permettant ainsi d’installer un lieu de dialogue et d’écoute.

La sécurisation des abords des écoles devra être examinée et améliorée tout comme la possibilité de se rendre dans nos écoles à pied ou à vélo.

 

La Lutte contre le décrochage scolaire doit être développée.  Cela passe par une réflexion avec les acteurs de terrain sur les actions à mener, celles-ci pouvant prendre différentes formes comme la création d’un Service d’Accrochage Scolaire (SAS) destiné à apporter aux jeunes en décrochage scolaire une aide sociale, éducative et pédagogique, le recours à l’asbl  « Echec à l’Echec », aux permanences des structures reconnues en matière de lutte contre l’échec. La création d’une Maison des études en collaboration avec des jeunes retraités disposés à apporter leur expérience serait intéressante.

 

L’accueil scolaire et extrascolaire devra être repensé au départ de la réalité de terrain pour aller vers des synergies fortes entre les écoles et les nombreux acteurs locaux. La bibliothèque avec le soutien du réseau provincial pourrait peut-être jouer un rôle aussi dans ce domaine.

 

Les jeunes adolescents ou adultes isolés ou en perte de repères sur toute la commune doivent pouvoir trouver un lieu d’écoute optimale et professionnelle. Celle-ci devra permettre de jeter des ponts vers d’autres acteurs sociétaux. Le CPAS pourrait encourager la mise en place de formations qualifiantes à destination des jeunes en situation de décrochage scolaire ou sortis du système scolaire en collaboration avec l’asbl LA SOURCE.

 

La politique de la jeunesse sera ambitieuse. Nous devons obtenir le label « commune jeunes admis » de la Fédération des Maisons de Jeunes à l’exemple de la ville de Durbuy. Cela devra passer, à notre sens, par la création d’un Conseil Consultatif de la Jeunesse associant ainsi tous les clubs de jeunes de l’entité mais aussi par des aménagements d’espaces dédiés aux jeunes.

 

Une politique jeunesse qui se veut efficace se doit d’être globale. Pour cela, tous les domaines explorés ci-dessus doivent être interdépendants et connectés. Cela passe également par la création d’axes, dont un très important est « sports-jeunesse-santé » :  sensibiliser à la nécessité de recourir à des examens médicaux préalables à la pratique sportive, sensibiliser à la pratique des premiers soins et au secourisme dans nos clubs sportifs et nos clubs de jeunes, sensibiliser à la prévention des assuétudes dans le cadre des différentes activités jeunesse, etc.

 

La commune ne pilotant pas directement des services d’accueil se doit d’être encore plus à l’écoute des acteurs de terrain et de leurs besoins. La commune doit essayer, autant que faire se peut, rencontrer les attentes ou mettre en œuvre des solutions conjointes alliant les acteurs, la commune, d’autres pouvoirs publics ou d’autres acteurs privés. Il est crucial de permettre aux parents de bénéficier d’une possibilité de garde pour leurs enfants.

 

 

1.5. Une politique en matière de mobilité et parkings permettant de mieux anticiper les évolutions de demain tout en tentant de solutionner les problèmes d’aujourd’hui.

Nous sommes bien conscients qu’il existe des problématiques de mobilité sur le territoire communal de natures différentes et de fréquences différentes. Cela doit nous pousser à mener une analyse de fond pour enfin apporter des réponses à court et long terme mais aussi d’intégrer les enjeux de demain (environnementaux notamment) ainsi que nos spécificités rurales. Nous devons développer une mobilité moderne et optimalisée en faisant la part belle aux modes doux. Cette politique passe par :

·         Une place plus importante et sécurisée aux piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite

·         La promotion des modes de transports collectifs : co-voiturage avec des emplacements spécifiques aménagées, locomobil, défense d’une déserte juste de Bouillon par le TEC

·         La promotion des modes de déplacements « doux » (l’usage du vélo électrique),

·         La réflexion sur la création d’un plan intercommunal de mobilité (PICM) en collaboration avec les communes voisines et d’un plan « international » de mobilité  avec la France

·         Le lancement des consultations de la population

·         La création de parkings dans l’hyper centre de la ville de Bouillon

·         La gestion optimale du stationnement et la création, autant que possible, de parkings de délestage pour les grands événements communaux

·         L’analyse réfléchie de la signalisation sur le territoire communal. Pour viser une mobilité fluide et efficace, il faut une signalisation adéquate, compréhensible et la faire respecter. Soyons créatifs et modernes. Certains sens ou flux devront être revus

·         L’aménagement de structures pour sécuriser les usagers faibles ou ralentir les véhicules aux entrées de nos entités, à proximité de nos écoles

·         La révision des passages piétons dans une optique de sécurisation

·         La création d’une cellule de coordination animations-mobilité pour les manifestations ville et villages (soulager la paperasse des associations, aide face aux démarches de plus en plus nombreuses, trouver de nouvelles animations, coordonner

·         La sécurisation de la RN89 et des voiries régionales même celles fermées devraient être réexaminées afin de permettre une réouverture en toute sécurité.

 

1.6.  Une politique en termes de travaux, de patrimoine et de ruralité plus en accord avec notre territoire et nos enjeux.

Nous voulons, au niveau des dépenses communales, nous lancer dans l’équipement et l’embellissement de notre ville et villages et ce dans un équilibre budgétaire respectueux. Pour ce faire, nous solliciterons tous les subsides disponibles pour la réalisation de nos projets. Le but est simple : faire le maximum mais au moindre coût pour les habitants de la commune. Nous désirons traiter les citoyens de façon équitable, c’est pourquoi nous réfléchissons à des critères qui permettraient de classer et de prioriser les travaux. Le diagnostic doit être complet et juste. Nous désirons corriger certaines injustices en instaurant des règles générales applicables à toutes et tous.

L’accent sera également mis sur la communication avec les citoyens concernés à propos des travaux et des futurs chantiers avant mais aussi pendant ceux-ci.

Un rôle important sera donné aux citoyens par l’intermédiaire de la Commission Locale de Développement Urbain et la Commission Locale de Développement Rural.

La restauration et l’entretien des éléments du petit patrimoine populaire (fontaines, chapelles, abreuvoirs, pompes, etc.) sont une priorité.

« Bouillon, ville lumière » sera relancé et amplifié pour arriver à « commune lumière ». Il conviendra alors de réaliser des travaux de mise en évidence de notre patrimoine bâti, de notre patrimoine naturel tout en ayant en tête les enjeux écologiques.

Voici quelques travaux  en bâtiments que nous comptons mener à bien : la rénovation du Casino, l’entretien et remise aux normes des différentes salles de village (critères à établir), la construction d’un nouveau hall des sports et l’aménagement de l’espace derrière l’ancien hall, la reconversion de l’ancien bâtiment du CPAS en Maison des jeunes  ou Résidence services, l’aménagement de logements tremplins à Noirefontaine et à l’ancienne gare du TEC à Bouillon, la concrétisation du projet de rénovation de l’Esplanade et de la cafétéria dite la Cabane aussi que de l’aile est des Sépulcrines.

Vu la multitude des demandes d’occupation d’espace, la commune se doit de réfléchir à l’acquisition ou la construction d’un bâtiment communal multi-services.

Tous ces travaux doivent être pensés de façon écologique et nous devons nous lancer aussi dans le placement de panneaux photovoltaïques sur les différents bâtiments communaux.

Pour ce qui est des travaux des voiries, nous avons l’intention :

       De continuer les investissements concernant notre réseau communal d’eau,

       De lancer une campagne de sécurisation des différentes entrées des villages et de Bouillon,

       D’entretenir les murs sur la commune,

       De veiller à une bonne communication avec les citoyens et une bonne coordination afin éviter des réouvertures de voiries nouvellement refaites.

       De dégager des moyens pour l’entretien des voiries forestières et agricoles,

       D’améliorer le traçage des différentes places de parking et voiries communales reliant nos entités,

       De relancer le concept des cantonniers pour ce qui est de l’entretien et la propreté.

 

1.7. Une politique de l’aménagement du territoire. Une politique dynamique du logement et d’aménagement du territoire en lien avec les citoyens et les réalités.

 

Une telle ambition passe par la création du C.C.A.T.M ou « Commissions Consultatives Communales d'Aménagement du Territoire et Mobilité ». Cet organe citoyen consultatif, sera présidé par un citoyen (un non-élu) et sera à la fois autonome et indépendant des avis des organes communaux (Collège et Conseil).

Une attention particulière devra être portée sur les aménagements permettant le développement économique (et donc touristique) de la commune.

1.8. Une administration performante

 

La majorité est consciente de la plus-value, du savoir-faire, du professionnalisme de l’administration communale et de son personnel ; nous nous engageons à leur donner les moyens d’encore mieux se former, d’encore mieux œuvrer pour le bien de nos concitoyens.

 

Il convient d’encourager encore plus la vocation de « service au public » (heures d’ouverture adaptées aux besoins des habitants en prenant en considération les outils modernes, volonté de simplification administrative, conscience de jouer un rôle de facilitateur public, etc.).

 

L’accueil du citoyen et son orientation dans les méandres des administrations doivent être au centre des préoccupations de notre administration.

 

Nous encouragerons le management motivant et proactif ainsi que les formations.

 

Il serait judicieux d’essayer avec d’autres structures de mettre en place une cellule de veille aux multiples appels à projets et subventions. 

 

1.9. Une présence du Collège sur le terrain

 

2.       Le défi environnemental.

 

Se lancer dans une politique environnementale réellement volontariste est l’affirmation que, malgré tous les défis auxquels nous sommes confrontés, la menaces du changement climatique pourrait définir les contours de ce siècle d’une manière plus que radicale que tout autre péril. C’est conscient de cela, que tous, citoyens, structures, entreprises, administrations, … devons définir les engagements et surtout les tenir dans notre politique environnementale. Les années les plus chaudes sont concentrées dans ces 20 dernières années. Nous explosons de bien tristes records. Personne n’est à l’abri des conséquences néfastes de ce réchauffement. Si nous ne prenons pas à bras le corps ce défi, ce n’est pas seulement notre avenir que nous mettons en péril mais celui de nos enfants, petits-enfants. Sans changement radical dans notre chef, nous nous précipitons droit dans le mur. Nous devons changer de cap. Maintenant et ICI ! Nous devons nous montrer à la hauteur de l’enjeu ! C’est en acceptant notre responsabilité, en construisant une stratégie locale et en y mettant les moyens que nous le ferons. Le cynisme et le NIMBY seront nos adversaires les plus farouches car ils sont en nous. Nous devons être réfléchis et ambitieux. Pour être ambitieux, nous devons faire appel aux talents de tous, impliquer tout le monde, sensibiliser et actionner !

 

La majorité, bien consciente de l’importance de cet enjeu, a clairement identifié cette compétence au sein du collège et a désigné l’élu référent en la matière, un élu qui combine compétences et valeurs qu’il convient de partager pour fédérer et porter un tel projet.

 

La construction d’une commune durable constitue un enjeu majeur du XXIème siècle et est par conséquent, une préoccupation de l’heure pour cette nouvelle législature. Elle se veut globale en abordant le développement durable, l’énergie, le respect de la nature (eau, terre, air, flore et faune).

 

Le développement durable implique de mener des politiques et des actions de manière réfléchie, en tenant compte de leurs conséquences et interactions potentielles avec l’homme et la nature. Cela implique une approche transversale intégrant le pilier économique, social et environnemental comme nous avons déjà pu le lire dans cette déclaration de politique générale. Notre politique en matière de développement durable doit s’intégrer aussi dans la stratégie de développement durable de la Wallonie et plus précisément de la Province de Luxembourg, s’en inspirer et si possible aller plus loin. Nous devons professionnaliser nos actions et réfléchir à une mise en place d’un diagnostic de l’existant ciblant nos forces et nos faiblesses, un horizon à atteindre et des mesures de nos actions. Nous prendrons le temps d’élaborer notre stratégie de développement durable communal et ainsi d’avoir une vision globale à court, moyen et long terme sur laquelle il sera plus facile de greffer des actions de terrain.

Pour ce faire, nous pensons qu’il est indispensable de relancer un dialogue avec le citoyen également par l’intermédiaire de l’Agenda 21 local qui doit reprendre corps et impacter notre Plan communal de développement durable.

 

Nous devons nous engager dans un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. La toute première action à mener est un cadastre énergétique. Elle pourrait concerner dans un premier temps le volet électrique.

 

Nous pouvons lister quelques-unes de nos actions de terrain :

Faire connaître les différentes espèces d’arbres de nos forêts en plaçant des panneaux didactiques (avec les écoles, faire revivre l’arboretum – géographique et des essences),

    Organiser des balades sensorielles en forêt : yeux bandés, pieds nus, …

    Conserver et améliorer le système de parrainage des promenades, qui a prouvé son efficacité notamment en termes de réactivité (détections de problèmes, propositions.

    Ouvrir nos écoles à la DNF ou experts pour des sensibilisations,

•     Lancer une réflexion sur la replantation plus respectueuse de notre territoire et de ses spécificités (favoriser le Plan Communal de Développement de la Nature alliée à une gestion durable du patrimoine forestier communal),

       Gérer de façon différenciée et raisonnée nos espaces verts et nos cimetières, via notamment la poursuite du « Plan Maya »,

       Renforcer la protection, des zones sensibles pour la biodiversité : zones Natura 2000, …

        Poursuivre nos engagements dans Contrat Rivière Semois,

      Préserver la qualité de notre eau en sensibilisant la population, en augmentant au sein des services communaux le ZERO PHYTO et en réalisant des investissements judicieux sur notre réseau d’eau,

     Promouvoir un mode de consommation responsable dans nos écoles (mise à disposition de gourdes, soutenir la consommation de fruits et légumes.  Encourager les citoyens à diminuer les déchets,

      Renforcer la lutte contre les incivilités que constituent les dépôts sauvages, l’incinération de déchets, les tags, le vandalisme et les déjections canines, Cette lutte va de pair avec des investissements permettant la récolte pensée des déchets « publics » (des poubelles sous formes de jeux (sport) le long des routes, une machine à cannettes pour le recyclage, des poubelles avec ouvertures réduites, un système de ramassage de mégots, …),

       Encourager les jeunes via le Conseil Communal des Enfants à créer un calendrier de ramassage des déchets auquel participeraient les écoles (en plus de l’opération déjà mise en place),

       Indiquer de façon visible les emplacements des poubelles sur les promenades.

       Un focus particulier serait intéressant à mener sur l’économie circulaire et le concept « cittaslow ». L’économie circulaire est ce système économique apte à réintroduire dans le cycle de la production et de la consommation tous les déchets, sous-produits ou objets usés, qui redeviennent alors soit des matières nouvelles, soit des objets réutilisables sous une forme ancienne réhabilitée, ou encore qui sont réinventés sous une nouvelle forme. Et cette économie pourrait être basée sur une monnaie locale qui en plus pourrait être à un usage plus large (le Ducat communal aurait ainsi un usage multiple : consommer local, réduire l’impact écologique, améliorer la résilience de la commune, renforcer les liens sociaux, …). Le Cittaslow est une philosophie prônant la qualité de vie globale par la modération du rythme de vie, la consommation durable et la sauvegarde des producteurs locaux. Il existe un label des villes du bien-vivre qui pourrait servir de base à nos actions en la matière. Toutes ces actions doivent être jumelées avec les N.T.I.C., avec des solutions intelligentes si on les veut efficaces. On retrouve ici, à nouveau, le concept de la « smartcity » !

 

Nous sommes conscients que la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas, mais qu’il convient de gérer au mieux aussi l’énergie consommée et l’optimaliser. Nous soutiendrons la « rénovation énergétique » des bâtiments privés et elle sera notre fondement pour nos constructions et rénovations communales (mettre des panneaux solaires sur les bâtiments communaux, recours à la domotique pour réduire des dépenses énergétiques et les émissions CO2, …). Le gaspillage d’énergie (éclairage, chauffage, etc.) doit être réduit au maximum. Tout notre plan lumière devra se concevoir avec cette vision environnementale et les nouvelles technologies. Une politique « énergétique » doit se baser sur des plans, des textes de base structurant et orientant nos actions. C’est pour cette raison que nous devons nous lancer dans l’élaboration précise d’un Plan d’Action en matière d’Energie Durable (PAED)  (plan d’action permettant d’atteindre les objectifs de la Convention des Maires, et visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre) et d’un Plan d’Action de descente énergétique (PADE) ( plan d’action anticipant la descente énergétique et ses conséquences au niveau local, en diminuant les besoins énergétiques et en augmentant la part des énergies renouvelables. C’est dans cette optique que nous explorerons les techniques de biomasse et analyserons des projets basés sur l’énergie hydraulique.

 

C’est aussi par une prise de conscience plus forte encore et par une sensibilisation plus intense de notre patrimoine naturel que toutes les initiatives pourront voir le jour et porter leurs fruits. Un cercle vertueux pourrait, ainsi, être enclencher touchant l’air, l’eau, la forêt, ….


 

3.       Le défi économique

Le défi économique sera notre 3ème défi de la législature. Comme on le sait l’économie est une notion générale qui couvre des secteurs d’activités particuliers et qui devront faire l’objet d’un examen spécifique : le tourisme & les commerces, le développement économique des PME, l’emploi et l’agriculture.

Un schéma d’orientation du développement commercial et touristique sera établi et devra nous guider autant que possible.

 

3.1. Tourisme et commerces

Le tourisme et avec lui le commerce sont des activités économiques essentielles pour notre commune mais également une source d’emplois importante. Notre volonté est d’intensifier les actions permettant à notre commune de devenir un centre de référence touristique. Nos patrimoines (naturel, bâti, immatériel) seront nos meilleurs atouts pour lancer ces actions. Cela ne pourra se faire sans une profonde synergie et un partenariat dynamique avec les acteurs de terrain en la matière. Ici aussi, il est bon de mener une réflexion alliant actions structurantes et actions locales.

Les actions structurantes seront la demande de classement du château au Patrimoine de l’UNESCO, la création d’un centre PROVINCIAL d’interprétation de la vie médiévale avec son volet ludique. Bouillon, ville lumière, doit être relancé et devenir « commune lumière ». Nous ne pourrons pas faire dans les demi-mesures pour être efficaces et devrons mettre les moyens pour la mise en place de manifestations à la hauteur des attentes des citoyens de la commune et des touristes.

Devront se greffer à ces actions centrales des actions locales permettant ainsi d’avoir un effet multiplicateur :

·         Envisager la création d’un festival de la « Musique médiévale et celtique » sur tout le territoire communal (décentrer aussi dans les villages) en collaboration avec le Juillet Musical et les acteurs publics et privés de la commune,

·         Relancer une réflexion sur la politique des feux d’artifice pour créer un festival d’été  mais, également, créer des manifestions « son & lumière » modernes (un son et lumière de la prise du château fort par les armées de Charles Quint, un feu d’artifice itinérant dans les villages et en concertation avec les habitants afin de mettre en évidence l’histoire du village, les légendes locales.

·         Aider les commerçants et les opérateurs touristiques à traduire plus souvent en langues étrangères : (NL- EN,..), des cartes de restaurants, explications touristiques, panneaux, brochures,

·         Aider le SI ou MT à lancer des applications smartphones pour les activités, visites et commerces,

·         Aider les synergies pour développer le numérique dans les gestions des attractions touristiques.

Une attention toute particulière doit être portée à nos promenades. Des investissements doivent être réalisés afin de les rendre plus attrayantes et un effort constant doit être mis en place pour leur propreté et leur maintien en état (mettre à disposition des douches et sanitaires pour les Vététiste ou cyclistes sur l’entité, créer des « maisons » ou « lieux » des marcheurs avec des relais dans tous les villages de la commune, développer le geocatching, classifier les promenades, …).

Nous ne pouvons pas oublier le rôle touristique que joue le camping communal Halliru. Des investissements doivent y être réalisés afin de le moderniser : réfection des sanitaires, traitement des eaux, fleurissement, aménagement de lieux de détente et de convivialité, offre de logements plus diversifiés (ce qui pourra s’envisager avec des partenariats). Un lien devrait être mis en place avec la Maison de la pêche.

Nous entamerons aussi une sensibilisation des camps scouts afin de développer des thématiques de camps scouts VERTS ou CITOYENS permettant de créer des liens et un meilleur respect du cadre naturel.

Le monde commercial local doit à la fois pouvoir compter sur les retombées touristiques mais aussi sur un développement local soutenu. Un dialogue régulier et respectueux doit se mettre en place entre ces acteurs essentiels et les autorités communales. Des orientations communes doivent être dégagées, toujours dans un souci de fédérer les efforts et de les additionner. La commune doit soutenir son commerce local de manière durable, renforcer les actions de ces acteurs, et encourager la création de nouveaux commerces sur toute l’entité. Le commerce éphémère est une piste que nous nous engageons d’explorer avec les acteurs tels que l’ADL, l’association des commerçants, …

Nous sommes conscients aussi que le cadre de vie est un élément crucial au développement des commerces. Nous nous engageons à veiller à l’embellir et à oser des initiatives innovantes.

 

3.2. Economie

La collaboration et la concertation entre les autorités communales d’une part et l’Intercommunale chargée du développement économique IDELUX d’autre part, sont essentielles et doivent être renforcées.

La première des démarches à entamer est de reconnaitre à notre commune le droit à un développement économique comme toutes les autres et cela passe nécessairement par la reconnaissance du zoning de Menuchenet et la réflexion d’actions dans ce sens avec nos amis français.

Une fois les zones reconnues et les terrains disponibles, nous devons mener une politique ambitieuse de prospection auprès des entreprises en recherche de terrains disponibles notamment par la mise en place de divers incitants afin de favoriser l’implantation sur nos parcs d’activités d’entreprises locales ou hautement pourvoyeuses d’emplois.

Dans ce même esprit de soutien aux entreprises locales ou en création, nous devons envisager la création d’une pépinière d’entreprises en mettant à leur disposition des locaux (hall, relais,..) afin de faciliter leur éclosion ou montée en puissance.

Les nouvelles formes de commerces telles que le e-commerce doivent être encouragées.

Les actions de soutien au tissu économique local doivent être menées en concertation avec celles déjà existantes des autres niveaux de pouvoir. Nous pensons tout particulièrement à l’institution provinciale. Nous devons réfléchir à des aides lors des différentes phases d’un développement économique (création, mutation, recherches de nouveaux débouchés, extension de l’activité, solidification de la structure économique, saut technologie ou de savoir, …).

 

                3.3. Emploi

Notre commune est durement touchée par le chômage et la paupérisation. Notre classement provincial ne peut pas être pire. Nous devons tout mettre en œuvre afin d’offrir de l’emploi à tous ceux qui en cherchent. La commune, seule, ne pourra relever ce défi. Elle ne dispose pas des outils ou moyens adéquats. La commune doit, cependant, créer les conditions favorables pour accompagner le chercheur d’emploi et attirer des investisseurs. Nous devons nous associer à tous les opérateurs de développement économique de la Province (IDELUX, Chambre du Commerce et de l’Industrie, ...) afin de les emmener dans un mouvement de dynamique positive. L’institution provinciale peut également être d’une aide précieuse.

De nouvelles formes de travail émergent telles que le télétravail au sein des entreprises, nous nous devons d’être à la pointe et permettre ce développement sur notre territoire communal.

Parmi les partenariats à relancer afin de créer ces conditions favorables, le partenariat avec l’ensemble des opérateurs de formation et d’insertion socioprofessionnelle est le plus important. Nous devons amener les demandeurs d’emploi à être davantage en phase avec les profils recherchés par les entreprises : métiers en pénurie, « nouveaux » métiers liés au développement durable ainsi qu’avec le marché du travail. Nous devons également les accompagner dans les procédures de recrutement. Une attention particulière leur sera apportée. En collaboration avec le CPAS, il pourra être envisagé la création d’un « Portail de l’emploi » ou une « Vitrine emplois ». La création d’une maison de l’emploi et des services publics va dans le sens attendu.

L’économie sociale joue un rôle important dans notre économie locale, nous devons en être conscients et y apporter le soutien qu’elle mérite.

La commune doit jouer son rôle d’acteur économique et développer les processus d’aides à la réinsertion sur le marché du travail sans perdre de vue la productivité que l’emploi doit offrir à la collectivité. Nous nous engageons aussi à développer l’emploi étudiant, premier pas dans le monde du travail.

3.4. Agriculture

Notre agriculture est un secteur de base de notre économie et doit être soutenue de façon efficace. Il est incontestable que l’agriculture a subi ces dernières années de profondes mutations.  La diversification des activités agricoles est la clé aujourd’hui de la survie des agriculteurs, elle leur permet de maintenir un revenu suffisant et de mettre en évidence leurs savoir-faire. Toutes les opportunités doivent être saisies et nous devons les aider : l’agrotourisme avec les gîtes à la ferme, les table d’hôtes, ..., les projets pédagogiques, les   développements de productions spécialisées et de qualité telles que l’agriculture biologique, les ventes à la ferme, les circuits courts, etc.).

Nous souhaitons que nos cuisines collectives (crèches, écoles, CPAS) se fournissent davantage encore auprès de nos producteurs locaux, nous souhaitons mieux faire connaitre nos agriculteurs, maraichers et leurs produits à tout un chacun. Il est primordial aussi d‘être à côté de nos agriculteurs lorsqu’il s’agit d’améliorer leur récolte cela peut prendre la forme d’une prise en charge du coût de l’analyse de sol et aussi surtout d’être à côté d’eux en cas de catastrophe ou sinistre.

 

Conclusion.

La commune est le cœur de la vie locale.  Elle donne le tempo et le rythme. Nous, décideurs politiques locaux, devons assumer ce rôle avec détermination, optimisme, volonté d’aller de l’avant et ambition. Nous devons viser la lune, jeter des horizons lointains et oser les actions qui bousculent.

La commune se doit d’être à l’écoute des acteurs et citoyens. Nous devons fédérer et animer, impulser, soutenir, activer et accompagner ceux et celles qui osent l’aventure afin de faire en sorte que l’aventure devienne une réalité et une plus-value collective. Notre vision doit être générale et basée sur l’intérêt collectif sans pour autant nier l’intérêt particulier ! Notre devoir est de donner une épaisseur supplémentaire à cet intérêt particulier et lui donner un contexte favorable à son épanouissement.  Nous devons être une aide et un guide et non pas un obstacle au développement de notre ville, de nos villages.

Il est temps de retrouver l’envie d’oser, l’esprit d’entreprendre, l’esprit de tenter sans perdre de vue l’esprit de solidarité et de développement.

Nous devons ECOUTER le terrain, ses acteurs et les concitoyens.

 

 

 

 

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